Mobilité douce et entreprise : le crash du cash for car

Protime Flexibilité

L’écomobilité ou la mobilité durable au cœur des réflexions

La question de la mobilité douce pour fluidifier les déplacements et désencombrer nos routes est au centre de nombreuses préoccupations. Afin d’améliorer la qualité de l’air et réduire les émissions de gaz, plusieurs initiatives sont mises en place pour favoriser les déplacements et modes de transports alternatifs (vélo, covoiturage, voiture électrique, multimodalité…).

Néanmoins, les efforts mis en place sont encore loin de suffire. Et pour le gouvernement fédéral Michel, les voitures de société sont une partie du problème. Très nombreuses en Belgique, en effet, elles poussent à l’utilisation individuelle d’une voiture. C’est pourquoi, le 30 mars 2018, l’instauration d’une allocation de mobilité a été votée : le cash or car. Une loi aujourd’hui annulée par la Cour Constitutionnelle.

Le cash for car, c’était quoi en fait ?

Finalement très peu connu des travailleurs, le cash for car donnait la possibilité d’échanger sa voiture de société contre un montant net mensuel. En fonction de la voiture et du salaire de l’employé, la somme perçue pouvait monter jusqu’à 700€ par mois. Elle était également défiscalisée et exonérée de cotisations sociales.

Des avantages qui ne semblent pas avoir séduit beaucoup de collaborateurs puisque moins d’1% d’entre eux ont décidé d’y avoir recours (0,175% pour être précis). Alors pourquoi un tel échec ? Pourquoi une solution qui aurait pu au moins mériter réflexion fut un tel flop ? Chez Protime, nous pensons que le problème d’une telle loi, c’est qu’elle se base avant tout sur une vision biaisée de la mobilité.

Les trois axes traditionnels en matière de mobilité

Pour promouvoir des déplacements plus respectueux de l’environnement, il est de coutume de penser la mobilité selon trois axes : le moyen de transport, la distance parcourue et le temps de trajet. Ce fut le cas aussi du cash or car. Le problème, c’est qu’une telle vision est tronquée dans le sens où elle ne prend pas en compte la réalité quotidienne des travailleurs.

Les moyens de transport

Pour une solution davantage écologique, le véhicule en lui-même joue un rôle primordial. C’est pourquoi tant de recherches sont réalisées pour rendre les voitures plus propres et que les véhicules électriques ont désormais le vent en poupe. Bien sûr, des voitures de société plus vertes sont une bonne idée. Mais ces modèles conviennent généralement peu au mode de vie des travailleurs : souvent petites, les voitures électriques ne sont par exemple pas les mieux adaptées aux familles.

La distance entre le domicile et le travail

C’est une évidence, qui dit déplacements courts dit moins de pollution. Mais soyons honnêtes, rendre sa voiture de société n’aura aucune incidence sur la distance parcourue. Pour réduire les déplacements, ce qu’il faudrait plutôt, ce sont des bureaux satellites, qui permettraient aux employés de travailler plus près de chez eux. Malheureusement, toutes les entreprises n’en possèdent pas et ne permettent pas de travailler ainsi.

Le temps de trajet

Comme pour la distance, rendre sa voiture de société ne diminuera pas le temps de trajet. Et les transports publics vers lesquels on nous pousse de plus en plus ne sont pas d’une grande aide. Parfois, venir au travail en train ou en bus prend plus de temps qu’en voiture. S’il nous faut nous lever une heure plus tôt pour partir travailler tout en arrivant finalement à la même heure, ça ne peut pas fonctionner. Surtout s’il y a des enfants dont il faut s’occuper le matin, en les déposant à l’école par exemple. En matière de temps, ce qu’il nous faut surtout, c’est de la flexibilité. Permettre aux collaborateurs d’adapter leurs horaires en fonction de leur quotidien, voilà ce que promeut Protime au travers de ses solutions de gestion des temps.

Les solutions de mobilité pour les entreprises déjà existantes

Bien sûr, en tant qu’entreprise, nous avons finalement peu de prises sur les solutions de mobilité publiques comme, par exemple, l’aménagement du territoire avec la création de pistes cyclables, bornes de recharge, etc. À notre niveau, néanmoins, il existe déjà des solutions qui permettent de favoriser les mobilités douces. Parmi elles, se trouve le bon vieux télétravail ou encore le flex work.

En permettant à vos collaborateurs de travailler hors du bureau et en assouplissant leurs horaires, vous limitez évidemment les questions de mobilité « domicile – travail ». Bien sûr, une telle méthode nécessite de la confiance. Mais si vous bénéficiez d’une bonne culture d’entreprise et que les employés sont heureux au travail, ils seront dignes de confiance. De plus, il existe des outils comme myProtime qui permettent de gérer facilement les temps de vos travailleurs.

Les solutions alternatives pour un plan mobilité différent

Outre la flexibilité des lieux et temps, d’autres solutions pourraient très bien voir le jour, comme par exemple la flexibilité salariale. En matière de revenu variable, SD Worx propose par exemple la mise en place d’un pot de salaire sous forme d’avantages. Plutôt que d’interdire purement et simplement les voitures de société, il s’agirait d’inciter les travailleurs à choisir une voiture dans une catégorie inférieure à celle à laquelle ils ont droit (ex. prendre un véhicule de la catégorie 1 s’ils ont droit à la catégorie 2), d’estimer la différence en argent (ex. 150€/mois) et de proposer en fin d’année de récupérer cette différence sous forme d’avantages, par exemple des jours de congé ou un vélo électrique.

La mobilité, une question de flexibilité

Pour que mobilité rime avec sérénité et pallier les limites des infrastructures belges, la solution selon Protime se résume en un mot : la flexibilité, tant au niveau des bureaux, des horaires que des salaires. Si toutes les entreprises travaillent pour encourager la mobilité flexible, nous parviendrons à réduire notre impact environnemental et à circuler plus aisément. Tout cela, bien sûr, sans oublier les nouvelles mesures de mobilité, comme les trottinettes électriques, vélos à assistance électrique, etc. qu’il faut continuer à pousser.