Transformation des métiers : face à l’inconnu, place à l’attitude – Partie 2

Dans la première partie de cet article, nous avons évoqué les mutations du monde du travail liées à l’évolution technologique. Nouvelles compétences à développer et nouveaux modes de travail impliquent indéniablement un changement de mentalité de la part des entreprises. Mais elles ne sont pas les seules concernées !

Un apprentissage qui va, lui aussi, devoir évoluer

Quelles sont donc les conséquences de toutes ces transformations sur le milieu éducatif ? Il est clair que nous allons devoir accompagner les travailleurs de demain et les aider à développer ces nouvelles compétences.

Apprendre à apprendre

Comme nous ne savons pas de quoi les fonctions de demain seront faites, nous allons devoir apprendre à être davantage agiles. La curiosité et la capacité d’adaptation sont les maîtres-mots de cette nouvelle vision des études. Plutôt que d’enseigner des compétences bien précises, dont nous risquons de ne plus avoir besoin d’ici 2030, il faut se tourner vers l’apprentissage d’une toute nouvelle attitude basée, entre autres, sur l’analyse, la réflexion et la stratégie.

Un apprentissage immersif

Si les nouvelles technologies vont modifier notre manière de travailler, elles vont également participer à la transformation de l’enseignement. Grâce à la réalité virtuelle et aux intelligences artificielles, il sera possible d’apprendre et d’évaluer l’attitude de l’étudiant en situation « réelle ».

Apprendre de ses erreurs

Les essais et erreurs font partie intégrante de la vie. Pourtant en matière d’enseignement, ils sont souvent persona non grata. Mais, à partir du moment où ce ne sont plus des compétences que l’on apprend mais bien une attitude, se tromper est inévitable. Le milieu éducatif doit dès lors tendre vers une nouvelle vision de l’échec : les erreurs permettent d’apprendre, d’évoluer.

L’entreprise, plateforme d’apprentissage

Si l’école va devoir préparer les candidats à apprendre et à s’adapter, ce sera à l’entreprise de jouer le rôle « d’incubateur » de talents. Il lui faudra les dénicher, les aider à se révéler et les pousser à grandir ; en un mot laisser leur chance aux gens !

Pour cela, dès la phase de recrutement, lors de la formation du collaborateur ou tout simplement dans l’accompagnement de sa carrière, les employeurs devront privilégier les compétences comportementales et faire confiance aux qualités intrinsèques de leurs collaborateurs.

Le cas Protime : démontrer par l’exemple

Chez Protime nous avons décidé d’agir dès maintenant et d’intégrer cette nouvelle vision du monde du travail. Au-delà de notre recrutement basé presque exclusivement sur la cooptation et sur l’attitude/l’émotionnel, nous privilégions également la mobilité interne. Cela nous permet de bénéficier de la connaissance de l’entreprise de certains collaborateurs, d’être déjà convaincu de leurs compétences comportementales et de leur potentiel à adopter une nouvelle fonction.

Un bon exemple d’application de cette nouvelle vision du monde du travail chez Protime est le recrutement de Nicolas dans notre service marketing. Géologue de formation, Nicolas a travaillé en collaboration avec Protime pendant 6 ans en tant que consultant RH. Passionné de photographie depuis de nombreuses années, il a fondé sur le côté sa propre entreprise, tout en suivant également des cours de marketing. C’est en créant son propre site internet qu’il a découvert le marketing digital et qu’il s’est peu à peu intéressé aux différentes techniques de positionnement et de promotion sur le Web.

Lorsque Protime a ouvert un poste marketing en interne, il a donc décidé de tenter sa chance pour allier sa passion et sa vie professionnelle. Un pari gagnant ! Tout au long du processus de recrutement, en effet, il s’est démarqué lors des entretiens et assessment par son attitude, en faisant preuve de volonté, d’agilité et de créativité… C’est cette attitude qui, au moment de prendre une décision, fit toute la différence : même s’il n’était pas forcément prédisposé à ce poste et qu’il allait devoir être formé, nous avons décidé de valoriser la curiosité et l’envie d’apprendre de cet autodidacte.

Un pari sur l’avenir ?

Parier sur l’attitude des collaborateurs est certainement un pari mais au risque limité si l’on croit en la créativité, la résilience ou encore la flexibilité pour faire face efficacement à tous les changements qui nous attendent.

 

Sources:
- Emerging technologies' impact on society & work in 2030, by Dell technologies & Institute for the future
- La révolution des métiers,"Nouveaux métiers, nouvelles compétences, quels enjeux pour l'entreprise", Ernst & Young