Retour sur notre participation au forum "Attirer autrement"

Ce 22 novembre dernier, j’ai eu le très grand plaisir de participer au forum « Attirer autrement » du groupement des chefs d’entreprise. Une très belle expérience qui fut l’occasion pour moi de partager la vision de Protime sur une question bien d’actualité : comment recruter les talents dans un monde du travail en pleine évolution ?

Recruter dans un monde VICA

Le thème de la conférence reposait sur cet acronyme un peu déroutant de prime abord : VICA (de l’anglais VUCA). Inventé dans les années 90 par l’armée américaine, ce terme désigne une réalité à laquelle nous sommes constamment confrontés : nous vivons désormais dans un monde particulièrement instable. Il suffit de jeter un œil à l’actualité pour en être persuadé. Ainsi, l’acronyme VICA signifie tout simplement que le monde actuel est volatile, incertain, complexe et ambigu.

Le monde du travail est VICA

Cette vision de l’armée américaine s’applique parfaitement au monde du travail qui, lui aussi, est VICA. Le contexte dans lequel les entreprises évoluent a changé et devient à son tour volatile, incertain, complexe et ambigu.

  • Volatile, parce que le monde du travail se situe dans un environnement sujet aux changements. Il n’y a qu’à regarder l’actualité politique pour le vérifier.
  • Incertain, parce que l’aspect économique et technologique qui le sous-tend est également incertain. Par exemple, les intelligences artificielles arrivent désormais sur le marché de l’emploi mais on ne sait pas ce que cela va impliquer (certains métiers seront-ils remplacés par des robots ?).
  • Complexe, parce que certains éléments extérieurs et sur lesquels nous n’avons pas forcément de prise peuvent également avoir une incidence sur le travail. Par exemple, le réchauffement climatique.
  • Ambigu, parce que les employés sont de plus en plus différents, tant d’un point de vue culturel que générationnel.

Que signifie attirer autrement ?

Les candidats à la recherche d’un travail évoluent donc dans un contexte de doute, voire même de peur, que les entreprises doivent impérativement prendre en compte lorsqu’elles recrutent de nouveaux talents. Il est désormais temps de trouver une nouvelle manière de recruter, qui permettra de répondre à cette problématique. Mais comment faire ? C’était justement le sujet de notre intervention lors de la conférence de ce 22 novembre.

Tout au long de la journée, les présentations/témoignages se sont succédé, sans se ressembler pour autant. Toutefois, toutes donnaient un rôle actif au candidat dans l’entreprise ; que ce soit en organisant l’espace pour favoriser la collaboration et le bien-être, en invitant à la transmission et au partage de connaissance, en invitant les nouveaux collaborateurs à donner du feedback dès leur arrivée ou encore en les impliquant dans la stratégie d’entreprise.

Selon moi, attirer autrement les candidats signifie faire rayonner sa culture d’entreprise au-delà de ses murs pour attirer naturellement les talents. Mon expérience chez Protime m’a permis de constater à quel point une culture forte peut devenir un véritable atout pour recruter. Plus qu’un simple ensemble de connaissances, de valeurs et de comportements, elle est devenue une stratégie qui dicte notre manière de travailler et qui nous permet de poser des choix cohérents. C’est ainsi que différents projets ont été mis en place comme la nomination d’une culture manager, l’exercice de révision de la vision, de la mission et des valeurs ou encore la participation au programme Great Place to Work.

Faire vivre sa culture d’entreprise pour développer sa marque employeur

Pour attirer autrement les candidats, la culture d’entreprise est donc importante. Mais quelle culture privilégier ? Découvrez l’exemple Protime.

Créer de l’engagement

Ma vision de la culture Protime peut se résumer en un seul et unique mot : l’engagement. Le meilleur moyen de remédier à ce contexte incertain, selon moi, c’est de créer une forme d’engagement, notamment en encourageant les initiatives personnelles. Protime a bien compris qu’un engagement fort de la part de ses employés entraînait automatiquement un gain de productivité. En laissant une vraie place à vos collaborateurs, en les laissant prendre leurs décisions, vous démontrez que vous avez confiance en eux. Vous créez alors un sentiment d’appartenance qui ne peut qu’être positif et qui va indéniablement se répercuter sur votre image d’entreprise.

Recruter sur base de la personnalité et non des compétences

Cette culture de l’engagement et de l’initiative personnelle a évidemment impacté notre modèle de recrutement et de développement des collaborateurs. Désormais, ce sont les traits de caractère ainsi que l’adhésion à notre vision et à notre mission qui dictent le choix de nos candidats. Ce que nous recherchons avant tout, c’est une attitude plutôt que des compétences : il est plus facile de faire grandir quelqu’un s’il est naturellement proactif, volontaire et ouvert d’esprit. En trouvant le bon protimer parmi les différents candidats, nous possédons une base solide pour le faire grandir, tout en faisant également grandir Protime.

Retenir les profils atypiques

Enfin, plus que recruter, je pense qu’une culture forte est également un excellent moyen pour retenir les talents au sein de votre entreprise. Pour ce faire, l’accent est mis chez Protime sur le bonheur des collaborateurs. Bien sûr, cela peut paraître utopique mais, quand on y pense, nous passons tellement de temps au travail qu’il semble bien normal de faire le lien entre la vie privée et celle professionnelle. Cela passe notamment par l’intégration des passions de vos employés au sein de votre entreprise. Le tout avec l’objectif final de permettre à tout le monde de s’épanouir au travail.

Conclusion

Chez Protime, nous pensons qu’attirer autrement les candidats passe par une culture d’entreprise forte. Plus durable et efficace que la marque employeur, elle vous permet de renvoyer une image naturelle et spontanée. Vous serez dès lors perçu positivement par le monde extérieur et attirerez naturellement les talents qui se reconnaîtront dans votre culture.

 

Sophie Henrion