Le recrutement chez Protime sous la loupe du journal Le Soir/références

Localisé à proximité de Namur, Protime propose différentes solutions innovantes pour optimaliser le capital humain des entreprises. La moitié des travailleurs belges occupe une fonction qui ne correspond pas à ses compétences.

Vous-même, vous accordez peu d’importance au diplôme, pourquoi ?

Nous recrutons principalement sur l’émotionnel. Nous sommes une entreprise en croissance, notre stratégie dans les années à venir reste donc floue en termes de besoins de recrutement. C’est pour cela que le plus important pour nous, ce ne sont pas les diplômes. Mais bien que les candidats collent à notre philosophie de travail. A cela se rajoutent la motivation des gens et leurs valeurs. Notre stratégie est de créer des opportunités pour nos collaborateurs, qui vont leur permettre de grandir et d’ensuite faire grandir la société.

Comment arrivez-vous à repérer ces caractéristiques, qui ne sont pas inscrites sur un CV ?

Nous avons par exemple organisé un speed dating entre nos employés et les candidats, sans que ces derniers ne montrent leur CV. Notre métier se base sur le contact avec le client. Et dans ce contact, c’est l’image de l’entreprise que nos travailleurs véhiculent. Si l’attitude est bonne, les compétences peuvent se construire. Si l’on suit la théorie, 70% des capacités du candidat sont déjà en lui quand il entame un travail. Les 30% restants se découpent en 20 % de relationnel et 10 % de coaching. Parmi les autres outils que nous utilisons, il y a les salons de l’emploi, qui nous permettent de rencontrer directement les candidats. Nous poussons également nos employés à prospecter dans leur entourage pour recruter.

Quelles sont vos ambitions en termes de recrutement ?

Nous sommes 170 dans cette entreprise qui a été créée il y a vingt ans. Nous espérons dépasser les 180 personnes d’ici la fin de l’année, et, pourquoi pas, aller jusqu’à 200 personnes…

Mais le fait d’engager des personnes qui ne sont pas spécialement formées pour vos métiers peut mener à d’importants coûts de formation…

Oui, un système d’accompagnement se met en place. Tout d’abord, on va avec le travailleur sur le terrain, et puis il prend le lead, tout en ayant quelqu’un derrière lui, pour enfin devenir autonome. Avez-vous toujours fonctionné de la sorte pour gérer vos ressources humaines ? Lorsque l’on est une petite société, il est plus simple de recruter des personnes qui correspondent à notre image. Mais nous avons voulu, malgré notre croissance, garder cette culture d’entreprise.

Renaud De Harlez